mardi 13 janvier 2009

Pays Montbéliard - le diagnostic

J'ai contribué récemment à ce diagnostic dans le cadre du projet d'agglomération Pays de Montbéliard 2020 :

dimanche 3 août 2008

La Province et le village gaulois francilien





Le temps n'est plus à "Paris et le désert français". 40 régions urbaines dans le monde concentrent à elles seules les deux tiers de la richesse mondiale et 85% de l'innovation, alors qu'elles ne comptent que 23% de la population.


Parmi ces régions urbaines, celle de Paris n'arrive qu'en 17ème position pour la richesse produite, alors que les régions urbaines périphériques françaises font partie d'ensembles plus importants. Ainsi Lille et Nancy-Metz font partie de la 4èmle région urbaine mondiale qui s'étend du Benelux (Bruxelles-Amsterdam) à l'Allemagne du Nord (Ruhr). Strasbourg, Mulhouse et Belfort-Montbéliard font eux partie de la 10ème région urbaine mondiale s'étendant de l'Allemagne du Sud (Francfort-Stuttgart) à la Suisse alémanique (Bâle-Zürich). Enfin Lyon, Marseille, Nice et Toulouse constituent avec Barcelone et Valence en Espagne, la 11ème région urbaine mondiale par la richesse produite.
Source : The Rise of the Mega-Region, Florida, Gulden, Mellander - Octobre 2007




















mardi 6 mai 2008

Montbéliard en 3D sur Google Earth

On peut désormais apprécier la visite en 3D du Pays de Montbéliard disponible depuis le 1er mai sur Google Earth, avec une résolution moyenne, mais nettement supérieure aux environs. Le passage en haute résolution pour l’ensemble des 29 communes se fera à partir de cet été, sur une période de 4 ans, en fonction de priorités établies par les élus.
Il est conseillé de télécharger la dernière version de l’outil la 4.3 de Google Earth (2-3 min) et il faut cocher « bâtiments 3D » dans le menu en bas, à gauche de l’écran.
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mercredi 30 avril 2008

306 000 habitants en 2020 dans l’Aire urbaine

J'ai assisté jeudi dernier à la conférence de presse de Yves Ackermann, Président du SMAU (Syndicat mixte de l’Aire urbaine) au cours de laquelle a été dévoilée l’étude de l’INSEE Franche-Comté présentant les évolutions démographiques de l’Aire urbaine à l’horizon 2020. Cette étude conduite en partenariat avec les agences d’urbanisme de Belfort et Montbéliard s’inscrit dans le cadre d’une réflexion prospective plus générale sur le devenir du territoire.

Les projections de population, de ménages et d’actifs, réalisées par l’INSEE, mettent en évidence une stagnation démographique durable, des évolutions sociales fortes et un risque de déséquilibre territorial. A l’horizon 2030, si les tendances passées se poursuivent, l’Aire urbaine comptera en effet toujours 300 000 habitants, mais les périurbains seront plus nombreux que les habitants de chacune des deux agglomérations. De plus, dès 2020, il manquerait 10 000 logements pour répondre aux besoins d’un même nombre d’habitants du fait de la réduction tendancielle du nombre de personnes par logements. Il manquerait également 10 000 actifs.

Sur les trente dernières années, l’Aire urbaine a connu une croissance deux fois inférieure à celle des aires urbaines de sa catégorie. Le Nord Franche-Comté apparaît ainsi en retrait, évoluant sensiblement en deçà du niveau régional. Aujourd’hui, la croissance se concentre dans les grandes aires urbaines et s’étend de plus en plus loin des villes-centres, de sorte que les aires urbaines se rejoignent pour former de vastes aires métropolitaines où la croissance est surtout le fait du périurbain. Dans ce contexte, seules les échelles de l’aire urbaine et de l’aire métropolitaine garantissent à Belfort et Montbéliard de rester visibles au sein des villes françaises et européennes : les stratégies d’accroche territoriale restent plus que jamais une nécessité.

Pour apporter une réponse globale aux besoins de la population, « redevenir attractif » et écarter les risques de dilution du territoire, il convient aujourd’hui de préciser le scénario de structuration du territoire liant étroitement développement économique, aménagement du territoire et organisation des systèmes de transport. Au-delà, l’Aire urbaine devra réussir à profiter de « l’effet TGV » pour entrer de plain-pied dans la métropolisation et élargir son marché du travail à l’échelle Rhin-Rhône. Un séminaire organisé en fin d’année devrait permettre de débattre de toutes ces questions et contribuer à faire converger les analyses.

Source : http://www.adu-montbeliard.fr/news.php?ID_NEW=407&FROM=actu

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vendredi 15 février 2008

mardi 12 février 2008

Belfort-Montbéliard : mariage en vue ?

Selon le quotidien Libération du mercredi 6 février 2008, le mariage n'est pas encore arrangé : "Belfort et Montbéliard sont distants de 20 km, ont chacun une communauté d’agglomération (CA), mais forment un seul bassin économique, articulé autour d’employeurs comme PSA, Alstom ou General Electric. L’ensemble - baptisé «Aire urbaine» - compte 300 000 habitants si l’on y ajoute une petite partie de la Haute-Saône. «On pourrait faire une CA unique, à cheval sur trois départements», rêve Bruno Kern (PS). Damien Meslot (UMP) y pense aussi : «Ça permettrait de constituer une grande métropole pour rivaliser avec ce qui nous entoure.» «Ça ne tient pas la route. Montbéliard a une base de taxe professionnelle cinq fois supérieure à la nôtre, personne ne voudra partager !» clame Chevènement, président de la CA de Belfort. «Et, derrière, il y a l’idée dangereuse de fusionner les équipements de l’Etat», met en garde Christophe Grudler (DVD). A Belfort, la fronde pour le maintien du tribunal, menacé de fusion avec celui de Montbéliard, a montré que cette perspective effrayait les habitants."
(Source : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/308347.FR.php).
Les perspectives de mise en cohérence à l'échelle de l'Aire urbaine font peur. Pourtant les réorganisations en cours dans les administrations ont déjà incité certaines agglomérations à s’unir pour maintenir leurs services publics, en s’engageant dans la voie de la mutualisation d’équipements : c’est le cas par exemple de la Communauté d’Agglomération Castres-Mazamet (hôpital, hôtel et pépinières d’entreprises, espace culturel), de Tarbes-Lourdes (boucle locale, zone d’activités) ou de la Communauté urbaine Creusot-Montceau (université, hôpital). L’organisation des services publics à l’échelle de l’Aire urbaine devient progressivement une nécessité. A ce jour, les tentatives de mutualisation ont souvent été couronnées de succès (IUT, UTBM…). Localisés à Belfort, Montbéliard ou dans l’espace central, les services publics profitent à l’ensemble des habitants du bassin de vie, et parfois même au-delà. En attendant le site médian de l'hôpital et la nouvelle gare TGV, d’autres services publics peuvent être consolidés, par le jeu des réorganisations territoriales (tribunal, maison d’arrêt, ANPE, IFSI…). Cette redistribution des cartes pourrait aboutir à une rationalisation des services publics, tout en veillant à respecter les équilibres territoriaux. Les économies budgétaires ainsi dégagées pourraient permettre la création de nouveaux services publics au bénéfice des habitants de l’Aire urbaine. Les quelque 300 000 résidents constituent un levier puissant pour favoriser l’émergence de projets ou d’équipements structurants. Ils justifient aussi pleinement la création d’organismes de services, notamment à la personne, appuyés par des cadres et des financements publics adaptés au nouveau contexte. Si les services publics changent peu à peu de forme, ils demeurent un facteur important de structuration de l’Aire urbaine et des territoires qui la composent. Ils peuvent se révéler en effet un appui solide à la recherche de masses critiques et de densités urbaines.
Voir à ce sujet la récente étude publiée par l'Agence de Développement et d'Urbanisme du Pays de Montbéliard : http://www.adu-montbeliard.fr/documents/452.emploi_public.pdf

lundi 6 août 2007

Comment prendre la parole en public ?

J'ai assisté au printemps à une formation sur le sujet à Sciences Po Paris.

Voici un résumé des conseils donnés à cette occasion :

UNE BONNE DISPOSITION
- venir sans a priori sur les interlocuteurs : venir "frais", sans préjugé ; préparer mais s'attendre à ce que cela se passe totalement différemment que prévu ; se méfier de ses représentations, ne pas les projeter sur les autres, ne pas s'imaginer que les autres nous jugent sur tel ou tel point ; en même temps essayer de partir du cadre de référence de ses interlocuteurs
- avoir le texte "en bouche" : s'entraîner en PARLANT le discours seul avant, pas seulement le lire en pensée ; on peut aussi s'enregistrer et s'écouter ; s'entraîner en parlant devant une glace, une caméra ou devant quelqu'un
- ne pas subir le lieu : prendre connaissance du lieu du regard = moyen de raccrocher à la réalité et sortir de la subjectivité
- sourire, être ouvert : ne pas être sur la défensive ; ne pas croiser les bras par exemple
- regarder ses interlocuteurs : cela établit la communication, le contact et c'est une aide pour construire et adapter son discours
- exister avec le corps avant de placer la parole : 1. se sentir / 2. penser / 3. parler ; être capable de rester silencieux devant un auditoire
- se poser physiquement ; bien prendre ses appuis et souffler pour commencer
- bien placer sa voix : s'entraîner en chuchotant pour parler avec l'abdomen et pouvoir augmenter le volume sans forcer sur le larynx ; alterner chuchotement / timbré pour apprendre à bien poser sa voix
- occuper l'espace sonore / parler fort / faire des ruptures de ton, de registre : pour éviter que l'interlocuteur s'endorme, le surprendre, varier le ton et le volume ; monter le volume sans aller dans l'aigu et le sautillant mais au contraire rester dans le grave et le posé ; souffler pour redescendre en tonalité
- faire des pauses : pour prendre le temps de penser et pour laisser aux autres le temps de décoder / assimiler ; laisser les idées venir en mettant des temps de pause à la place des "euh" ; fermer la bouche ; montrer que je pense et que je cherche ; prendre le temps de chercher ; les idées viennent quand on s'autorise à chercher
- faire des gestes : visualiser le propos pour l'accompagner de gestes ; aller au bout du geste, sans non plus aller jusqu'à faire du mîme

UN MESSAGE QUI PASSE
- vivre ce que l'on raconte : s'impliquer dans son discours, ne pas le minimiser ; se faire entendre et être convaincu de ce que l'on dit ; dire JE (mais pas à tout bout de champ) ; s'engager, prendre position, être franc, vrai tout en parlant de sa place (garder son devoir de réserve) ; s'autoriser à donner son sentiment sur le ton de la confidence ; s'autoriser à parler de soi, à s'exposer
- donner des exemples : illustrer, être concret et moins conceptuel
- ne pas se laisser déstabiliser : coller à son discours, être centré sur ce que l'on veut défendre et se poser ultérieurement la question "est-ce que je plais / passe ?"
- parler d'égal à égal : de personne à personne, même face à un "n+1" ou un "n-1", mais parler de sa place, sans juger la personne (être dans le contenu, parler des faits)
- reformuler / faire reformuler : pour être sûr d'avoir bien compris ou d'avoir bien été compris ; quand il y a une question, il y a une arrière-pensée ; ne pas répondre du tac au tac aux questions ouvertes ; il n'y a pas de mot juste car dans le décodage le message qui passe peut-être tout à fait différent de celui que l'on souhaite faire passer : "qu'est-ce que je dois comprendre ?" "pourquoi me dites-vous cela ?"
- ne pas interrompre : si cela démange, serrer le poing sous la table
- répondre à contre-pied : ne pas forcément répondre sur le même registre que l'interlocuteur ; amener, utiliser les paradoxes
- garder le recul suffisant sur ce qui est dit : ne pas avoir peur de penser tout haut : "je cherche à dire...", s'exprimer sur sa façon de parler (méta-parole, méta-discours) ; méta-communiquer, parler sur sa façon de parler notamment dans les situations conflictuelles
- privilégier le consensus : de préférence au vote "démocratique" ; respecter le point de vue minoritaire

UN DISCOURS PERCUTANT
- se concentrer sur le message à faire passer : partir en ayant les idées clés en tête, tenir l'idée, le ou les messages essentiels que l'on veut faire passer et les mots viendront ; se poser toujours la question de pouquoi on dit les choses ?
- répondre à la question : quand on parle à un auditoire s'imaginer que l'on répond à une question, quitte à la poser soi-même
- structurer son discours : je situe (situation) / j'observe (observation) / je sens (sentiment) / je pense (réflexion) / je propose (action)
- constat / analyse / solution
- ne pas chercher la perfection : ne pas chercher à tout dire (au contraire choisir), ne pas avoir réponse à tout, accepter ses limites ; si on n'a pas la réponse, on peut indiquer le processus pour l'obtenir
- ne pas se bloquer : quand le mot ne vient pas, ne pas culpabiliser, c'est pas grave ; ne pas se butter, mais chercher l'idée et même dire que l'on cherche l'idée ; trouver l'idée avant le mot ; si cela ne vient toujours pas, passer rapidement à autre chose quitte à revenir dessus après ; si on ne sait plus à quoi passer, récapituler ce qui a été dit jusqu'ici, faire la synthèse et aller vite vers une proposition
- garder l'esprit critique : ne pas répondre toujours tout de suite par l'affirmative, être toujours d'accord ; dire que l'on entend, mais ne pas accepter d'office ce qui est dit
- terminer par du positif : importance de la conclusion
- lire comme on parle : photographier de courts passages de la lecture et le dire aussitôt de mémoire en regardant les gens (mémoire flash, immédiate)